Après plusieurs mois d'absence, me voilà de retour. Les causes de ce long silence sont nombreuses: vacances d'été chargés, rupture, reprise des cours à la fac, puis problèmes familiaux. Bref, je profite de ces vacances de noël pour reprendre mon activité favorite: commenter la vie mouvementé de notre société !
Alors que dire? Depuis mon dernier article, il s'en est passé des choses ! Tout d'abord, la coupe du monde de football raté pour nous, pauvres français n'ayant seulement pour divertissement qu'une équipe de millionnaires en short et en crampons, puis l'affaire Bettencourt, effaçant d'un coup des unes des JT télévisés et des émissions de radios la folie Domenech. Ah cette chère affaire Bettencourt, véritable Dallas réaliste à la française, ou plutôt la façon dont le grand public découvre les petits arrangements entres amis puissants. Comme si l’on ne se doutait pas que tout en haut de l’état, les Hommes les plus puissants n’utilisaient pas leur pouvoir à des fins plus personnelles.
Puis, comme tombé du ciel, l’affaire des Roms a comme balayé l’affaire Bettencourt. Roms voleurs, Roms voyous! Roms sales, Roms envahisseurs ! Confusion dans les définitions, confusions dans les médias et les esprits, bref, une cacophonie générale des politiques et des médias. Résultat ? Personne n'a rien compris. Qu’est ce qu’un Rom ? Se fait-il expulsé, ou se fait-il prier de partir. L’histoire des démantèlements de camps à coups de bulldozers sera peut-être bien l’histoire de trop pour un Nicolas déjà très affaiblit, qui ne cesse de décroitre dans les sondages. Où va-t-on ? La France, pays des droits de l’Homme et du citoyen, pays de liberté et de laïcité n’est plus. Le monde nous regarde désormais comme un pays en déclin sur les principes. Fini, la France admirée, bienvenue la France détestée. Footballeurs à l’esprit minable, gouverneurs à l’esprit expulseur.
Puis arriva comme par magie la réforme des retraites. Expressions dans la rue d'une colère de plus en plus généralisé. Les jeunes râlent. Où va notre jeunesse s’exclame les médias. Cette jeunesse justement très oubliée par les politiques, que fais-t-elle? La jeunesse a peur de l’avenir, la jeunesse ne veut pas vieillir dans un système qui ne lui plait pas. Le gouvernement tient face aux contestations les plus sévères. Oui, le gouvernement tient mais à quel prix ? Démocratie parfois bafouée dans les déblocages de raffineries, laissant place à un constat de désolation dans les esprits. Combat social perdu, et finalement, le grand gagnant est un Nicolas Sarkozy affaiblit, qui atteint sa plus basse côte de popularité. Fin de l’expression d’une colère générale, ce qui ne signifie pas sa fin.
Pour conclure l’année, racontons l’histoire d’un remaniement ministériel. Un remaniement attendu, qui prit plus la forme d’un effet placebo qu’autre chose. Fillon conservé, gouvernement identique ou presque.
Bref, une année chargée, et pas grand-chose de changer !